jeudi 2 mars 2017

Politique












                                                   Ne votez pas pour ces gens là....
                            Presque tous les hommes politiques appartiennent à cette mafia .































dimanche 4 décembre 2016

Mes romans


Une histoire de temps








Un aperçu du préambule


Introduction


La vision que nous avons du temps sera présente tout au long de notre roman, que savons-nous sur le temps qui passe immuablement ? De quoi sommes-nous certains ? Qu’y a-t-il d’étrange dans le temps ? Le temps était-il le même pour tous ? Le temps nous parait parfois long et d’autres fois de doux moments nous paraissent si brefs
La réalité n’est-elle pas par essence subjective ?

Nos regards vers un ciel étoilé nous font voir des mondes inaccessibles en raison de la distance mais ce vide entre les étoiles, est-il vraiment vide ? Nous parlons de plus en plus d’énergie résiduelle du vide, ce que nous voyons dans le ciel même avec des moyens technologiques modernes ne représente que quatre pour-cents de la masse de l’univers. Nous allons nous poser des questions au sujet des quatre-vingt-seize pour-cents de masse invisibles à nos yeux. De cet univers invisible qui pourtant existe, nos quatre pour-cents n’en sont qu’une infime partie en d’autres mots, nous ne sommes rien. Nos yeux sont aveugles devant cet univers, nous n’en percevons pas grand-chose.


Puis nous explorerons nos rêves, ces rêves qui font également partie de notre réalité











Une histoire de temps
Le jour où tout a commencé

Un jour ordinaire, on se lève et on part à son travail à l’université comme d’habitude. On salue ses collègues, Un petit bisou à Jeanne la secrétaire puis salle de cours le matin, le sujet : mise en évidence expérimentalement de l’énergie résiduelle du vide. Ensuite restaurant universitaire à midi puis direction le laboratoire de recherche où j’avais une expérience en cours.

En quoi consistait mon travail ? Je n’étais pas dans la recherche fondamentale mais dans la recherche appliquée. Partir de quelque chose qui existe et l’améliorer, tout le travail de recherche appliquée est contenu dans cette phrase et quelque fois on trouve presque par accident des effets que personne n’avait découvert avant vous mais cela reste très rare et c’est le début du problème qui va nous occuper.

Une découverte fortuite alors que vous cherchiez tout à fait autre chose, mais obligé de passer à autre chose par manque de budget.
C’était un jour qui sera à jamais gravé dans ma mémoire. Un jour tout ce qu’il y avait de plus ordinaire au départ. Un simple appel téléphonique d’un autre scientifique changea profondément le cours de mon existence. La spirale du destin vous happe un beau jour et vous ne pouvez plus vous échapper. C’était pourtant un jour qui avait commencé comme un autre. J’étais à mon travail dans mon labo et jamais, jamais je n’aurais soupçonné l’ampleur de ce qui allait se produire.

Mais laissez-moi d’abord me présenter.
Nous reviendrons plus tard à ce coup de téléphone

Je m’appelle Henri, j’ai vingt-huit ans et suis encore célibataire. Je suis enseignant et chercheur dans une Faculté de Physique, chercheur en physique appliquée par opposition à la recherche fondamentale. Après les cours magistraux en salle, mon travail consiste à trouver plus qu’à chercher, c’est pourquoi je me définis souvent comme un « trouveur ». Le nerf de la guerre étant l’argent, il fallait trouver quelque chose avant l’expiration des budgets. L’université cédait des licences à des industriels d’où l’obtention de royalties qui permettaient d’obtenir de nouveaux budgets, la boucle était ainsi bouclée.

Après le décès de ma maman je me suis retrouvé seul et je m’étais totalement investi dans mon travail pour oublier mon chagrin. Mon sujet principal de recherche concernait les enregistrements magnétiques dans lequel j’avais eu quelques succès en augmentant la capacité des disques durs des ordinateurs. J’étais en train d’étudier une possibilité de réduire encore la surface magnétique nécessaire pour enregistrer ces données.

Mon université avait cédé des licences et je touchais moi également des royalties sur les ventes, je n’avais pas de problèmes financier. Dans mon labo je fis une petite pause de cinq minutes dans mon travail pour réfléchir un peu à mon avenir, je me versais une tasse de café. La solitude commençait à me peser, l’absence de tendresse également.

Les jeunes filles de mon âge étaient déjà toutes mariées et mères de familles, il ne restait que les femmes divorcées de quarante ans avec déjà des enfants, ou alors des plus jeunes que moi et celles-ci, je ne savais pas trop comment faire pour entamer une discussion avec elles. J’eus un jour la surprise de me faire draguer par plusieurs jeunes filles très jeunes qui paraissaient plus que leur âge et je me méfiais donc.
Je ne voulais pas recommencer ce genre d’expérience. Je voulais avoir un jour une maison pleine d’enfants, c’était le vœu de ma maman, il me fallait donc une jeune femme d’une vingtaine d’année au moins. Je pris la décision de m’occuper un peu plus de ma vie privée.
Jamais je ne me serais douté qu’un appel téléphonique allait bouleverser autant ma vie.


Comment une vie peut changer

Pendant que je réfléchissais à mon problème de solitude, mon téléphone sonna, je n’aimais pas être dérangé lorsque j’étais dans mon labo, je décrochais le combiné un peu brutalement.
_ Professeur Hahn ? Je suis Giuseppe Marker de l’université de Rome, j’aimerais vous rencontrer pour vous montrer un objet insolite que nous avons trouvé lors de nos fouilles, il s’agit d’un objet en métal. Je suis archéologue et j’aimerais avoir votre avis concernant cet objet qui, je vous l’assure est vraiment étrange.

Il s’agit d’un objet façonné, je ne peux pas vous en dire plus pour le moment mais il me semble que cela concerne certaines de vos publications en particulier sur le spin des électrons. Nous savons que vous êtes un spécialiste du stockage des données et du décodage de fichiers. Nous avons un problème de cet ordre qui entre dans le champ de vos compétences. Nous n’avons trouvé personne dans notre université pour nous aider, certains de nos collègues nous ont dit que vous étiez le meilleur dans ce domaine.
_ J’ignore si je suis le meilleur, mais je travaille dans un contexte international qui m’oblige souvent à transcoder des fichiers dont je ne connais pas la structure exacte, si je peux vous être utile professeur, ce sera avec plaisir.


Je pris donc rendez-vous avec mon interlocuteur pour la semaine suivante, je me demandais quel pouvait être ma compétence dans son domaine à lui. J’étais un physicien et pas un archéologue. Il m’avait cependant parlé de certaines de mes publications, mes dernières parlaient de l’augmentation de la capacité de stockage des dispositifs de nos disques durs.



J’avais émis l’idée de changer les disques métalliques en disque de verre et de pulvériser une peinture métallique sur les deux faces, cela permettait d’augmenter la vitesse de rotation des disques et donc des temps d’accès, nous passions d’un coup de cinq mille tours minute à sept mille. C’était une première victoire mais j’espérais faire beaucoup mieux. Je ne voyais pas le rapport avec un objet archéologique mais j’étais prêt à rendre service à un collègue étranger.

Sans le savoir je venais de mettre mon doigt dans un engrenage qui allait me happer tout entier. Ce qui était en train de se mettre en place allait changer énormément tout le cours de mon existence et me faire passer de surprises en surprises. Ma vie, dorénavant ne serait plus qu’une gigantesque énigme dont la résolution allait m’échapper pendant longtemps.

Mes publications sur le spin de l’électron dataient déjà un peu et je n’avais pas pu en tirer une application pratique dans un délai court. Mon budget était arrivé à expiration et le seul résultat tangible fut l’augmentation de la capacité des disques durs en réduisant la surface magnétique nécessaire pour stocker une information élémentaire, soit un Bit. Mon but ultime aurait été de supprimer le disque dur et le remplacer par une petite pastille de métal en stockant un bit sur un unique atome en jouant sur le spin de l’électron, mais cela, je n’avais pas réussi à l’obtenir. Beaucoup de laboratoires dans le monde travaillaient sur le même sujet.

Le soir dans mon lit, en cherchant le sommeil, je me remémorais mes amours contrariés, mes chagrins. Un seul amour véritable, celle qui aurait dû être la femme de ma vie. Quelquefois j’en pleurais encore. Un amour qui avait commencé à l’âge de quinze ans pour finir trois ans plus tard dans un accident tragique. Une blessure qui n’était toujours pas cicatrisée dix ans plus tard. Trois ans d’amour, de quiétude et de bonheur sans aucun nuage…Sauf une lourde inquiétude pour un événement imprévisible.

Mais avant celui-ci, il y en eu un autre assez bref, sans véritable conclusion mais qui laissa tout de même un immense chagrin et une trace durable dans ma mémoire, c’était un double amour, J’avais aimé deux personnes en même temps en étant confronté à une étrangeté de la nature.

Ce sont ces amours et ces chagrins qui en définitive font de nous ce que nous sommes.
Nous allons être obligés de remonter un peu le temps et de parler un peu du début et des premiers émois en matière d’amour et de sexualité, ce sont ces premiers émois qui ont augmenté ma sensibilité et m’ont marqué à vie.

Ces lignes sont basées sur la notion de temps alors retournons treize ans en arrière. Ce sera notre premier voyage dans le temps. C’est un voyage très facile car il se fait d’après les souvenirs de notre cerveau. La mémoire, j’ai toujours eu une excellente mémoire, cela m’a permis de faire de bonnes études. Les souvenirs, s’il y en avait de forts doux, il y en avait d’autres qui avaient causé des chagrins terribles.

Je me souvenais…J’avais alors quinze ans et je venais de passer mon BAC. J’étais particulièrement précoce, peut-être un peu trop même car je commençais à éprouver de drôles de besoins, de drôles d’envies et ma maman s’en rendait compte à certains indices, elle savait que je n’étais plus un petit garçon.





                                                  A paraître prochainement


                                                      Autre roman à éditer





Voyage et angoisses au pays de l'atome




Introduction



La trame de fond de ce roman se situe dans le milieu de la recherche atomique menant au projet Manhattan de création d’une bombe atomique, avec certaines révélations sur ce qui se passait à Alamogordo dans ce centre d’expérimentation qui n’existe plus aujourd’hui. Il a été entièrement rasé, les produits dangereux qui y étaient manipulés ont été enfouis dans le sol, alors n’allez pas vous promener trop longtemps dans le désert de White Sand car la localisation du camp est volontairement imprécise.



Tout ce que vous lirez sur ce sujet est rigoureusement authentique seul les noms de certains personnages ont été changés, aussi bien pour ce qui se passait en Allemagne qu’aux USA.

La documentation sur la bombe A ainsi que sur la bombe H est aujourd’hui accessible. Certains accidents décrits sont également réels bien que cachés pendant longtemps mais des gens ont parlé. Il y a de nombreuses sources concordantes, des témoins qui travaillaient dans les usines d’extraction du plutonium. Beaucoup d’entre eux hélas sont décédés mais leur famille a témoigné de leurs souffrances.



En y rajoutant nos propres connaissances et sources, nous avons réussi à créer un panorama complet de ce qui fut plus qu’une grande aventure scientifique mais une orientation vers un objectif de destruction massive et de meurtre de masse qui devrait donner à réfléchir.

L’ennemi, ce n’était pas seulement les Allemands ou les Japonais, c’était toute l’humanité qui ne voulait pas penser comme eux ou courber l’échine comme des esclaves. La meilleure preuve était que Les Allemands et les Japonais avaient déjà virtuellement perdu la guerre, ces deux pays étaient détruits par les bombardements. Des bombardements avec des bombes classiques. Le bombardement de la ville allemande de Dresde qui ne pouvait pas être considérée comme un objectif militaire fût celui qui causa certainement le plus grand nombre de victimes civiles (en grande majorité des réfugiés). Une bombe au plutonium n’aurait pas fait mieux



L’atome comme les langues du fabuliste Ésope peut être à la fois la meilleure ou la pire des choses selon l’emploi que les humains en feront.



Nous y avons ajouté quelques petits secrets, glanés de-ci, de-là dont nous ne vous donnerons pas la source, ce sont les petits secrets de la recherche documentaire. Des petits détails authentiques de témoignages directs piochés ça, et là sur les lieux même où cela est arrivé qui vont certainement en surprendre beaucoup. Des rencontres avec des gens qui se souvenaient de ce qui se faisait dans ces endroits très secrets.



Beaucoup de choses sont restées cachées pendant longtemps mais il y a toujours des gens qui finissent par parler, cela même malgré la chape de plomb qui s’est abattue sur cette période. En filigrane, il y a la lutte pour le pouvoir d’une minorité agissante ce qui n’était pas perçu à l’époque, le peuple américain croyait qu’il était en démocratie alors qu’il n’était qu’en dictature, des gens non élus tirant les ficelles des politiques qui n’étaient plus que des pantins ridicules. Les grands médias étaient entre leurs mains, ceux-ci réclamaient des sommes énormes pour la propagande électorale, les candidats avaient besoin de beaucoup d'argent pour présenter leur candidature, Les usuriers banquiers se frottaient les mains, ils pouvaient faire élire ceux qu'ils voulaient.



La chose peut paraître surprenante mais soixante-dix ans après l’explosion de la première bombe, il y a encore des gens pour en parler et nous donner des détails. Les voyages au Canada et aux USA permettent de rencontrer des gens qui savent et se rappellent certaines choses non dites. Témoignage après témoignage une histoire se construit. Le site des laboratoires et de la ville ont été détruits mais ils sont restés dans la mémoire de ceux qui y ont vécu et qui y ont travaillé.



Les touristes vont visiter le site de la première explosion nucléaire qui fût baptisé Trinity. Sa localisation au milieu des dunes nous parait fantaisiste, il y a une stèle à cet endroit, or il y avait une dépression de plus de deux mètres et le sol était entièrement vitrifié sur des centaines de mètres.




La tour où était accrochée la première bombe Trinity avait disparu mais ses soubassements en béton armé étaient encore visibles avec des restes de fers à béton, il y a encore des photos pour en témoigner. Le tout a certainement été recouvert par plusieurs mètres de terre et il se trouve ailleurs dans le désert de White Sand, il est même possible puisque les bulldozers sont passé sur le site en couvrant une vaste zone que plus personne ne se souvienne de l’endroit exacte, le vent s’étant chargé de déplacer des dunes de sable blanc. Rien ne prouve que la stèle soit sur le site, nos arguments prouveraient le contraire. Ce n’est qu’un « attrape touristes » de plus.

Toutes les installations ont également disparu de même que les plans et documents, les maisons, les baraquements, les laboratoires, il ne reste plus aucun point de repère. Il n’y a plus que des dunes. Tout est bon pour attirer le touriste et lui faire dépenser un peu d’argent alors qu’il n’y a rien à voir. Un jour d’autres personnes marcheront sur des fragments de déchets radioactifs sans s’en rendre compte car le vent aura ramené en surface des débris de plutonium car il y eut un essai raté, une information toujours gardée secrète.

Cette bombe ne fut développée qu’à la suite d’un immense mensonge et pour des raisons purement mercantiles et politiques. Nous allons nous éloigner un peu de la légende officielle et nous nous en expliquerons. Nous nous sommes maintes fois aperçu que l’histoire officielle de cette époque était parfois très différente de la vérité dite « historique » qui a parfois était travestie par une propagande. Le peuple ne devait pas savoir sinon il risquait de se révolter.

Il y aurait là encore du travail pour une génération d’historiens pour rétablir toute la vérité. Qui osera s’atteler à cette tâche ? Il y a encore tellement de choses à vérifier, de témoignages à recouper, de quoi écrire encore de nombreux livres. Mais qu’est-ce que la vérité demanda un certain Ponce Pilate. La vérité n’est-elle pas par essence subjective ? Les décideurs de cette époque ne voudraient pas que la population vienne à découvrir leurs turpitudes.

Bien plus tard En France, il arriva qu’une loi ad hoc soit votée en catimini par le parlement la nuit par quelques députés, pour interdire aux historiens de faire des recherches et d’infirmer éventuellement la vérité officielle sur ce qui s’était passé lors de la deuxième guerre mondiale. Tout le monde s’accorde à dire que cette loi est liberticide dans une démocratie mais personne ne proposa de l’abroger, car elle pourrait être abrogée par un autre vote de ce même parlement. Cela veut dire qu’il y a une complicité objective au niveau politique quelque soient les partis au pouvoir pour cacher la vérité. Les gens ne doivent pas savoir, ils pourraient se révolter. L’oligarchie au pouvoir méprise le peuple mais le peuple leur fait peur, s’il venait à savoir qui a usurpé le pouvoir et que ce pouvoir est loin d’être démocratique ce serait leur fin à tous, ils seraient obligés de fuir tellement leur crime est monstrueux.

Comme c’est étrange, il y aurait donc des intérêts financiers en jeux ? Il y a très certainement beaucoup d’intérêts en jeux pour camoufler ainsi la vérité. Il faut sans doute cacher l’enrichissement honteux de certaines personnes, devenues très riches par la guerre, le malheur et la souffrance des autres. Il y eut cinquante millions de morts au total, c’est cela le nombre qu’il faut retenir et non pas les victimes de telle ou telle catégorie.

Dans ce qui n’est qu’un roman, nous allons parfois l’effleurer de très près cette vérité. Il appartient au lecteur de juger. Certaines personnes citées dans ce roman, bien qu’ayant existé, sont aujourd’ hui disparues. Aucun historien n’aura plus jamais leur témoignage et c’est fort dommage. La propagande et sa désinformation a fait disparaître des pans entiers de la vérité historique.
Ce sera notre première grille de lecture, il appartient au lecteur de comprendre et de faire la part du vrai et de l’intox, les sources sont disponibles sur internet et vérifiables par recoupements. Ce sera notre premier fait de société que nous proposerons à l’analyse, notre première grille de lecture. Le mensonge édifié en méthode de gouvernement, en falsification de l’histoire.
Où est le travail des historiens ?
Leur silence est assourdissant.
Voilà pour la partie historique de notre histoire.



Une autre grille de lecture

Nous avons prévu une autre grille de lecture sur un sujet de société. Les deux grilles vont donc se chevaucher.
C’est sur cette toile de fond historique réelle que nous allons évoquer un autre problème, celui des relations hommes femmes. Pour contrer un peu la «  théorie des genres » que certains voudraient nous imposer. Ils voudraient nous faire croire que les hommes et les femmes seraient interchangeables sexuellement, c’est la pire des perversions satanique. C’est pour cette raison que la sexualité entre les hommes et les femmes aura une grande importance dans notre récit. Il y a donc deux niveaux de lecture.

Nous avons greffé deux types de personnages, ceux qui sont historiques et dont nous avons changé les noms et des personnages fictifs et romanesques. Bien que ces personnages soient fictifs dans ce roman, il s’agit de gens qui ont existé, certains que nous avons connus dans la vraie vie et qui ont interagit avec nous dans d’autres circonstances qui ont parfois simplement croisé notre route, à une autre époque et qui nous ont donné l’idée de ce roman.

Le narrateur a lui-même rencontré une des personnes clefs de notre histoire alors qu’il n’avait que quinze ans. Cela sera expliqué en appendice et c’est ce qui donne un peu plus de relief à notre histoire.

Il y a donc une bonne part de vérité dans cette histoire, une vérité historique dans le cadre du projet Manhattan même si la chronologie n’est pas toujours respectée, avec des personnages qui ont existé mais dont les noms ont été changés et une autre vérité au niveau des échanges entre les personnes, même si cela semble parfois incroyable.

Certaines interactions entre les personnes sont réelles, justes transposées en d’autres lieux et d’autres temps. Des gens ayant réellement vécu que nous avons transposés ailleurs dans une histoire elle également réelle. Deux époques se superposent par transparence comme dans un voyage dans le temps. Deux vérités et deux époques se chevauchent pour faire ce récit.
Nous allons faire un véritable voyage dans le temps, cette fois-ci ce sera dans le passé mais un passé pas si éloigné que cela.

C’est le travail du romancier de mélanger subtilement des faits réels et fictifs sans donner exactement la part du réel et du fictif, il y a pourtant certains indices semés un peu comme des cailloux blancs qui permettent de suivre la piste à ceux que cela intéresse. Trouver le réel dans un récit qui semble parfois tellement étrange et imaginaire.
Ce roman en dehors de la part purement scientifique et historique qui vous fera découvrir certains aspects de la genèse des premières bombes atomiques et thermonucléaires est en fait un essai sur un problème de société et suggère une piste qui nous l’espérons vous divertira. Nous allons détailler cela.

Il y a d’abord la divulgation du mépris des dirigeants envers les personnels qui ont travaillé dans des conditions épouvantables sans même savoir ce qu’ils faisaient. Ils étaient plus de cent-trente mille. De la mise en danger d’autrui dans toutes les usines réparties sur le territoire, ainsi que de la mise en danger des populations qui vivaient à côté de ces usines. Ce mépris affiché par l’oligarchie au pouvoir peut être considéré comme un crime car il y eut de nombreux accidents. Le récit historique et scientifique sera entrecoupé de nombreuses histoires sentimentales.

Nous découvrirons comment la sortie du monde de l’enfance avec ses angoisses et la découverte du monde des adultes laisse des traces profondes dans notre vie et nous marqueront à jamais. C’est une période particulièrement cruciale pour nous tous.

Dans un monde plongé dans le chaos de cette époque et de ce lieu étrange et secret qu’était Alamogordo et le désert de White Sand, nous allons déclencher des interactions avec nos personnages qui sont un peu spéciales, mais certaines ont réellement existé car tout le personnel était sous haute surveillance, il y avait des micros partout.

Il y a eu des transcriptions écrites qui sont actuellement dans les archives et les minutes d’un procès impliquant l’un des protagonistes célèbre sont disponibles. Ce fût un procès infâme pour détruire une personnalité gênante sur le plan politique, une personne susceptible de gagner la course à la présidence devait être éliminé, les noms ont été changés. Les relations intimes de sa femme furent exposées dans le seul but de nuire. Elle aimait beaucoup les jeunes gens et elle était alcoolique.

En nous servant du support de ce roman, nous allons étudier un phénomène de société destructeur de la famille : les solitudes dans les couples mal appariés. Nous considérons qu’il est impossible pour un couple de perdurer sans amour, et c’est la sexualité qui est le ciment de l’amour. Sans ce ciment indispensable, l’amour s’effrite. Ceci donc est également un essai sur les relations hommes-femmes.

Il est aisé de constater qu’une famille sur deux divorce et cela crée bien souvent des drames. Familles détruites, femmes seules avec les enfants, hommes seuls, remariages et à nouveau divorce.
Quelles en sont les causes ? Elles sont bien sûr multiples mais la sexualité y joue sans doute un grand rôle, probablement le rôle principal même si cela n’est pas perçu comme tel par les intéressés. Certaines insatisfactions peuvent se transformer à la longue en véritable haine.
Insatisfactions, haines, la rupture n’est pas loin.
La triangulaire homme, femme, amant ou homme, femmes, maîtresse crée des souffrances et n’est pas viable car basée sur le mensonge et la tromperie et débouche toujours sur la rupture.
Il faut donc passer à une autre dimension, basée sur la confiance et le respect mutuel.
Un couple sur deux n’aura jamais de problème mais un couple sur deux en aura avec toutes les conséquences terribles pour les adultes et pour les enfants. Cela vaut donc la peine d’étudier ce problème d’insatisfaction pour tenter d’y porter remède et tenter de diminuer le nombre de séparations et de divorces.

Dites-vous bien qu’il n’y a pas de problèmes mais uniquement des solutions, il suffit de choisir la meilleure et la plus adaptée. Nous allons étudier cela en détails. Certains disent parfois que la gourmandise est un vilain défaut mais la gourmandise en amour peut être salutaire pour le couple à la condition de bien l’orienter et de la maîtriser.

Lorsque nous parlons de couple c’est bien entendu de couples hommes, femmes, soit les 99 % de l’humanité. Nous allons oublier un peu les autres 1% même s’ils sont très présents dans les médias et nous cassent parfois les oreilles. Nous les laisserons vivre leur vie, nous ne nous en occuperons pas. Mais une question se pose : pourquoi sont-ils aussi nombreux dans les médias ? N’y a-t-il pas là une tentative de destruction de la famille et des relations hommes-femmes par une minorité agissante manipulée ? Nos deux grilles de lectures sont donc parallèles.


Pour ceux qui vivent harmonieusement leur vie de couples, qu’ils continuent ainsi, ils n’ont besoin de rien d’autre, mais parfois, d’autres besoins se font jour….


Précisons d’abord un certain nombre de choses.

Nous sommes adversaires de la pornographie, nous n’aimons pas la vulgarité du langage, il y a une différence notable avec l’érotisme. Vous ne trouverez dans ces pages ni sodomie ni sadomasochisme ni aucun langage ordurier, tout ce qui caractérise la pornographie. Celle-ci a été légalisée par les hommes politiques sous influences pour détruire et avilir ce qu’il y a de plus beau dans les sentiments et les échanges entre humains. Il s’agit d’une véritable volonté de destruction. La pornographie est sataniste.

La sodomie et sa violence a été propagée par cette même pornographie et par les activistes homos, eux-mêmes manipulés par certaines loges. Nous disons bien les activistes et non l’ensemble des homos ou lesbiennes qui se contentent de vivre paisiblement leurs vies, ils ne sont qu’une petite minorité et ne nous gênent en rien.

Ce sont les activistes qui constituent un danger car ils sont les agresseurs par leur propagande odieuse. Ils ne représentent rien mais prétendent nous imposer leur système de vie qui nous dégoûte et cela les rend enragés, notre dégoût devant leurs pratiques, jamais nous ne serons comme eux malgré leur prétention de changer les hommes en femmes et les femmes en hommes. Ce sont eux les ennemis de l’humanité. Les mouvements féministes qui ne sont que des mouvements lesbiens ont pour origine le CFR des USA.

Tout ce qui abîme le corps est à proscrire en particulier ce qui abîme les sphincters. La violence est à proscrire, là où il y a de la violence, il n’y a plus de place pour la tendresse. La sodomie pratiquée sur des hommes ou sur des femmes est un acte violent, ce n’est pas un acte banal comme certains voudraient le faire croire. Il faut poser cela comme un postulat préalable. Un acte qui dégoûtera toujours une majeure partie des hommes, Nous sommes la majorité et eux ne sont rien, ce n’est pas une théorie psychologique mais un simple constat.

Dans ce roman vous trouverez ce que nous appelons un glissement progressif vers le plaisir et nous nous en expliquerons.
Ce roman traitant souvent de sexualité n’est pas à mettre entre toutes les mains, il ne concerne que des adultes hétérosexuels.
La vulgarité en est exclue.

Il n’y a que de l’amour et de la tendresse.

Notre but est de pousser à la réflexion car nous trouvons que nous les 99%, nous les hétérosexuels nous devrions nous exprimer plus fort pour fustiger à la fois les théoriciens du «  Genre » et les activistes homos, nous disons bien les activistes et non ce qui vivent leur différence sans faire de bruit.

Les femmes peuvent maîtriser à présent leur fécondité.
C’est cela la grande nouveauté qui permet d’autres types de relations. C’est cela qui a permis aux femmes de sortir enfin du moyen-âge et non les pseudos mouvements féministes qui ne sont que des mouvements lesbiens. La meilleure preuve est que beaucoup de femmes sous leur influence prennent les travers des hommes. Elles fument, boivent de l’alcool, se font tatouer le corps, s’enlaidissent par de vilains piercings, perdent toute féminité et les hommes fatalement s’en désintéressent.

Un couple plus un autre couple qui sont déjà liés par des liens d’amitiés, jusque où est-il possible d’aller ? Faisons abstraction de la jalousie et étudions un peu les possibles.
C’est au sortir de l’enfance, tout au début de l’adolescence que se dessinent déjà les schémas de ce que nous serons toute notre vie. Nous évoquerons parfois longuement cette période si importante, ce qui se passe va nous entraîner dans des directions étranges telles des aiguillages invisibles. Les premiers émois, les premiers désirs, les premiers accomplissements pour ceux qui auront pris le bon chemin.

Alors, Exagération ? Nullement. Visionnaire ? Sûrement.
C’est le travail du romancier de pousser à la réflexion, de poser les bonnes questions et d’éventuellement de suggérer des solutions possibles.
Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions possibles.

Notre histoire va commencer.

Ce sera parfois une histoire angoissante dans un contexte un peu particulier mais au bout, il y aura toujours le triomphe de l’amour.


L’histoire
Le jour de notre arrivé dans un pays que nous pensions libre

Le début des années quarante, le monde était en guerre.
Le monde entier était tombé dans l’horreur de la guerre, nos pères au lendemain des massacres de la première guerre mondiale nous avaient dit : plus jamais cela, mais les guerres sont faites par des gens qui se connaissent très bien et qui ne se font jamais de mal, des gens plus que riches que l’on retrouve partout, dans tous les pays où ils ont semé leur ivraie pour le chaos car ce n’est qu’à travers ce chaos qu’ils peuvent conquérir le pouvoir. Ce ne sont toujours que les populations qui souffrent.

Les alliés avaient gagné la guerre mais ils n’avaient pas réussi à gagner la paix. La seconde guerre mondiale était déjà préparée à la fin de la première. L’essor de l’industrie et de la richesse des USA a coïncidé avec cette guerre, il en fallait donc une autre pour faire tourner la machine. Le lobby militaro industriel se frottait les mains, Les banquiers et la Bourse également, les affaires allaient reprendre. La planche à billets allait fonctionner et inonder le monde de ce papier qui n’avait qu’une valeur théorique.

L’Allemagne était ruinée par une inflation épouvantable mais soudain, la situation financière s’améliora, le chômage endémique fût résorbé comme par un coup de baguette magique. L’oligarchie bancaire qui menait le monde avait vu que l’Allemagne toute entière devenait communiste.

Cela ils ne pouvaient pas l’accepter. Ils allèrent jusqu’à faire un pacte avec le diable. Ce furent eux qui placèrent le Diable sur le trône et ils en portent toute la responsabilité. Dans la foulée ils espéraient anéantir l’Union Soviétique qui leur faisait peur car imperméable au capitalisme et aux taux d’intérêts.

De plus, ce pays avait de grandes réserves d’or ainsi que d’innombrables ressources minières ce qui dérangeait leurs rêves de domination mondial.


Qui suis-je ?

Mon nom est Henri Heimer, j’ai vingt-huit ans, je viens d’arriver à Chicago avec ma femme Ilse, au bout d’un très long voyage traversant plusieurs pays. Nous avions quitté l’Europe où la guerre faisait rage et notre pays l’Allemagne qui était tombé dans les ténèbres de la barbarie. Nous étions passés par plusieurs pays dont le Danemark et la Suède avant d’arriver aux USA.

J’aurais pu naître ailleurs, dans un autre pays, à une autre époque mais ce fût mon destin de vivre cette période troublée. Comme tous mes semblables je n’aspirais qu’à la paix et la prospérité. Ma culture chrétienne était faite de tolérance et la politique raciale fut un véritable choc pour beaucoup d’Allemands.

Nous étions à présent des réfugiés dans un pays que nous ne connaissions pas, notre seul avantage était que nous maîtrisions sa langue et comme j’étais professeur de physique et chercheur, j’avais des chances de trouver rapidement un emploi. Dans un monde en guerre les physiciens étaient très recherchés. Il fallait trouver des nouveaux procédés de fabrication.
Ce fut une décision très difficile à prendre car nous avions l’impression de faire un saut dans le vide. Nous ignorions totalement ce qui nous attendait dans ce pays ou les habitudes des habitants seraient certainement différentes des nôtres.

Nous nous étions documenté un peu et j’avais rencontré lors de conférences quelques personnes de ce pays. C’était des scientifiques avec donc une culture semblable à la nôtre. J’essayais de glaner le maximum d’informations sur le style de vie de ces gens.
La décision de fuir ne fut pas facile à prendre, c’était un saut dans l’inconnu. Mais les événements dans notre pays nous avaient entraînés dans une guerre. J’aimais mon pays mais je pensais que des forces sataniques s’étaient emparées du pouvoir pour faire le plus de mal possible à l’humanité.

Avant cette période trouble notre pays était à l’avant-garde de la pensée humaniste, jamais nous n’aurions pensé à une telle dérive. Hegel par exemple avait influencé beaucoup de philosophes dans de nombreux pays. Les forces de l’argent s’étaient alliées avec le diable pour se maintenir au pouvoir. Je savais déjà que l’Allemagne ne pouvait pas gagner cette guerre contre le monde entier et que les quelques succès du début conduiraient fatalement vers un désastre pour toute la nation allemande.

De plus la fuite des universitaires c’est à dire des cerveaux par suite de la politique raciale allait certainement fragiliser encore plus ce malheureux pays. Partir c’était donc partir sans espoir de retour car nous nous doutions bien que ce pays ne serait plus un jour qu’un tas de ruines. Ilse et moi n’avions plus d’autre famille, la décision fut donc plus facile à prendre.

De par mes publications dans diverses revues je pensais que cela faciliterait un peu les choses pour notre intégration. Les universitaires avaient surement entendu parler de moi, le langage scientifique est un langage universel. J’avais donné un certain nombre de conférences devant des scientifiques étrangers, qui m’avaient posé des questions pertinentes.

J’étais donc connu de beaucoup de gens dans la communauté scientifique et je savais que certains d’entre eux avaient déjà quitté l’Europe dans la tourmente. Nous aurions ainsi l’appui d’une communauté européenne. Nous comptions beaucoup là-dessus pour ne pas nous sentir isolés.
Les USA étaient considérées par beaucoup de réfugiés comme un véritable paradis, même s’il y avait une bonne part de fantasmes. La taille du pays et ses ressources permettaient cependant les meilleurs espoirs. C’était un pays neuf avec d’énormes potentialités.

Avec de très grandes et très réputées universités, j’avais donc ma chance. Je pouvais leur amener le savoir-faire d’un universitaire Allemand et nous étions avant la guerre largement en pointe dans le monde entier dans beaucoup de domaines dont le mien. Je comptais beaucoup sur cela pour trouver rapidement un emploi, la réputation et le savoir-faire allemand.

Chicago, notre destination finale, qui nous avait été attribuée par notre filière, était pour nous une ville industrielle et dans une ville industrielle il y avait forcément des instituts de recherche. Un réseau nous avait dirigés vers cette destination qui semblait une bonne solution. On nous avait promis un accueille sur place pour nous faciliter notre intégration.

Mon dernier interlocuteur m’avait stupéfié en m’apprenant qu’une université était déjà prête à m’employer, mon dossier les avait séduit, d’après lui, c’était fait, j’étais attendu. Il y avait tellement d’autres grandes villes dans ce pays immense mais je pensais que quel que soit notre choix, le résultat aurait été le même.

Il y avait de grandes usines de fabrication d’automobiles et j’avais mis au point des processus pour l’industrie chimique qui les utilisait pour des poudres et peintures entre autres, ainsi que des procédés de fabrication de particules abrasives très fines. J’étais persuadé que certaines de ces usines utilisaient déjà des procédés mis au point par moi.

Dans les transports il y avait une grande population de gens de couleurs, des afro-américains ce qui était une nouveauté pour nous qui n’avions jamais rencontré de telles personnes. Nous savions cependant que ces gens seraient différents des populations africaines car mieux instruits.

J’avais longuement expliqué à ma femme Ilse ce qu’était ces gens c’est-à-dire des gens comme nous mais qu’il y avait un problème politique de racisme les concernant, surtout dans les états du sud. Cela nous paraissait incompréhensible car ces gens étaient majoritairement chrétiens comme nous.

L’immensité du pays était un autre argument favorable, ce pays n’était pas surpeuplé, il y aurait une place pour nous. Ce qui m’inquiétait un peu c’était le puritanisme de cette nation et son racisme. C’est pourquoi nous avions évité le sud ou le climat était pourtant meilleur. Nous avions l’habitude du froid en Allemagne.

Nous n’étions pas trop éloignés de la frontière du Canada où il y avait beaucoup d’autres réfugiés comme nous et le passage d’un pays à l’autre était relativement aisé du moins c’est ce que nous pensions à cette époque. Par la suite nous pourrions nous rendre compte que ce n’était pas aussi simple pour des allemands comme nous en cette période de guerre.

Comme à Chicago il y avait beaucoup de gens de couleurs, qui travaillaient surtout dans l’industrie automobile, nous pensions qu’il valait mieux ne pas dire que nous étions Allemands pour ne pas passer pour des racistes car notre pays était devenu profondément raciste et nous le déplorions.
Le puritanisme vola rapidement en éclat ce n’était qu’un puritanisme de façade et le racisme n’était pas trop visible dans les régions où nous passâmes au nord et plus tard à l’ouest.

Nous avions soigneusement préparé notre départ car des soutiens sur place semblaient indispensables pour réussir notre intégration. C’est sur les conseils d’une amie très chère Lise Meyer que nous avions pris notre décision. Nos conversations avec Lise eurent une importance considérable par la suite et m’amèneront un jour jusque à l’antre du diable, jusque à la porte de l’enfer. Moi, le pacifiste, j’allais participer à l’horreur, une situation parfaitement impensable pour moi à l’époque. Mais les longues conversations que j’avais eues avec Lise allaient me plonger malgré moi dans une aventure que je n’avais pas prévue.

Il y avait des filières en Allemagne pour quitter le pays. Beaucoup de gens instruits avaient senti que l’abîme s’ouvrirait bientôt sous les pieds de tous les allemands. Pour nous, il n’était pas encore trop tard, cela se fit lors d’un voyage au Danemark où je me rendais quelquefois pour des conférences, ce fut un voyage sans retour avec pour tout bagage une valise chacun. Ilse, ma femme et moi, nous nous regardions dans le train qui nous amenait à la frontière, nous savions que nous ne reviendrions jamais.

C’était mon statut de scientifique qui me permettait de voyager. La vente de notre voiture et de notre maison avait été convertit en or pour nous permettre d’avoir des devises. Tout cet or était caché dans nos vêtements et facilement convertible en monnaie locale. Nous avions plusieurs frontières à traverser avec toujours un peu d’angoisse. Les frais de voyage étaient importants.
Dans le train où le bateau Ma femme Ilse se lovait contre moi, elle avait confiance en moi. Elle avait parfaitement compris la nécessité de partir. Elle haïssait la guerre et elle savait que plus tard nous aurions de nouveau une vie normale. Une vie normale pour Ilse était déjà assez extraordinaire, nous le découvrirons un peu plus tard.

Ce n’était pas facile de quitter son pays, son emploi, sa maison et ses relations. Nous laissions sur place des gens que nous aimions, des collègues, des amis. Nous faisions un saut dans l’inconnu. Nous partions sans espoir de retour ne sachant pas comment cette guerre allait finir, nous ne nous faisions pas d’illusions sur l’état de l’Allemagne à la fin de la confrontation, il faudrait certainement des décennies pour relever le pays.

Un de mes objectifs était également d’essayer de retrouver Lise Meyer, une scientifique que j’aimais beaucoup mais pour elle la fuite était certainement plus compliquée car elle était juive. Elle ne m’avait laissé aucun message sur sa destination mais elle m’avait parlé des USA ou du Canada comme possibilité. Je savais qu’elle avait un neveu au Danemark mais il ne savait rien de plus que moi. Les filières étaient très prudentes, les gens se protégeaient car ils avaient peur.

Bien plus tard je devais apprendre que Lise avait laissé un message pour moi auprès de ce neveu pour me permettre de la suivre, elle lui avait indiqué sa destination finale, mais celui-ci ne me la communiqua pas. Une information qui aurait pu changer le cours de nos vies à tous.

C’était très grave cette rétention d’information. Lorsque je fus informé de cela j’eus envie de tuer ce neveu, mais cela n’aurait servi à rien, il était trop tard, trop de temps avait passé et il ne m’était plus possible de voyager. Cet individu avait de la chance d’être hors de ma portée. J’aurais certainement opté pour le Canada plutôt que les USA. Notre vie aurait été très différente. Malgré cela, il ne fallait rien regretter car nous ferions plus tard un grand nombre de rencontres qui marqueront durablement notre vie.

Même près des portes de l’enfer nous rencontrâmes des gens exceptionnels. Des gens qui marquèrent durablement nos vies.

La vie est faite de rencontres.
Je compris bien plus tard pourquoi son neveu avait fait cela, il avait rejoint Lise au Canada et il lui soutirait des informations pour ses propres publications au Danemark. Cela lui permettait de se faire passer pour un grand professeur alors qu’il était d’une nullité absolue. Il s’était emparé de liasses de feuillets rédigés par Lise pour ses recherches. Du pur piratage intellectuel.

Ces pays étaient tellement vastes que je savais que j’aurais quelques difficultés pour la retrouver, je comptais sur ses publications dans les revues scientifiques pour retrouver sa trace, Je pensais que de toute façon elle allait publier dans des revues scientifiques tout comme moi.

Lise également pourrait me retrouver de cette façon, mais nous étions en guerre et cette guerre aurait des conséquences terribles jusqu’ici et cela je ne l’avais pas prévu.

Je ne savais pas que je serais impliqué dans une affaire qui exigerait un secret absolu. Une chape de plomb allait couvrir la recherche expérimentale en physique, car cette recherche allait entraîner des milliers de personnes dans une direction où nous ne voulions pas aller.

Mes conversations avec Lise me revenaient, un certain nombre de personnes savaient qu’une nouvelle énergie était possible mais qu’elle était dangereuse à manipuler car nous n’en étions encore qu’aux premiers balbutiements.

C’était un couple de Français qui avaient déposé un brevet concernant un explosif de nature nucléaire en s’inspirant des travaux de Lise. Mais ce n’était encore que purement théorique. Très peu de gens s’intéressaient à cet aspect des choses sauf…Ceux qui espéraient trouver en cela un moyen de gagner beaucoup d’argent.

La physique se révélerait comme les langues d’Ésope, d’être à la fois, la meilleure et la pire des choses.
Ainsi va l’humanité.

Revenons un peu en Allemagne avant notre départ. Nous allons un peu décrire les événements qui nous amenèrent à prendre la décision de quitter notre pays où nous avions des amis, un travail, une maison, des habitudes.


Derniers travaux en Allemagne

Certains souvenirs me revenaient pendant notre voyage.
Lors d’une réunion informelle entre chercheurs je m’étais fait remarquer par une de mes suggestions.

La question était comment améliorer la précision pour la navigation électronique des avions. Des pilotes qui ne voyaient pas le sol devaient arriver à destination avec une grande précision.
Il existait déjà un système, le Freya mais qui ne donnait pas entièrement satisfaction. A l’aide de deux antennes il envoyait des signaux codés vers l’avion pour lui donner sa distance par rapport à l’émetteur. La localisation en gisement n’était pas précise, les ondes étaient dans la gamme métrique. Je proposais de changer d’échelle et de passer aux ondes décimétriques.

Il y avait trois militaires en uniformes dans la salle, ils me proposèrent un budget de recherche pour de tels composants. Il était clair pour moi que ce système ne servirait pas à l’aviation civile mais aux militaires pour une meilleure précision dans les bombardements. J’étais cependant sur le point d’accepter car je sentais que ma liberté de dire non était de toute façon très relative lorsque l’un d’eux me demanda si j’avais des nouvelles de Lise Meyer et si j’étais au courant des dernières publications de Ferma en Italie.

Les questions devenaient très brûlantes, je voulais esquiver tout ce qui touchait à mes conversations avec Lise.
Je lui répondis que je ne connaissais pas très bien Lise et que je ne l’avais croisé que dans des conférences. Que les travaux de Lise étaient trop compliqués pour moi car j’étais plus ingénieur que chercheur et que je n’y connaissais pas grand-chose en recherche fondamentale. Que l’orientation de mes recherches se faisait vers le monde industriel ce qui était parfaitement exacte et vérifiable.

J’avais une excellente mémoire qui m’avait permis de faire de bonnes études et d’avoir même un peu d’avance et lors de nos conversations avec Lise j’avais mémorisé une quantité incroyable de données, cela je voulais le cacher. Bien plus tard je fus moi-même surprit de la quantité d’informations que j’avais amassé dans mes conversations avec Lise.
Cela commençait à devenir dangereux ici.
Nous reviendrons plus tard sur notre vie en Allemagne.

Ma décision fût prise, il fallait partir.














                                                            Autre Roman à éditer





En terre improbable







Introduction

Qui d’entre vous n’a jamais fait de rêves ? Nous rêvons tous, sans trop comprendre comment notre cerveau fabrique nos rêves. Nous rêvons toutes les nuits pendant les deux phases de sommeil paradoxal. Nous savons que notre cerveau ne dort jamais mais comment prend-il le contrôle de notre esprit pendant le sommeil ? La plupart de nos rêves sont très flous mais d’autres plus rarement sont d’une incroyable netteté voir d’une grande précision, pourquoi ?

Les rêves font partie de l’histoire humaine, les rêves qui sont flous ne semblent pas avoir de signification, nous allons nous intéresser dans ce roman aux rêves très précis qui ne sont pas très nombreux et c’est leur incroyable netteté justement qui nous interpelle. Certains appellent cela des songes. Comment de nombreux détails peuvent-ils être reconstitués dans notre esprit ?
C’est un mystère de plus au sujet du fonctionnement de notre cerveau. Lorsque nous voyons le visage d’une personne, il n’est pas stocké sous forme d’image point par point car nos 90 milliards de neurones seraient insuffisants pour conserver les souvenirs de toute une vie sous forme d’images.

Le visage est reconstitué par un algorithme mathématique avec pour paramètres, l’écartement des yeux, la racine du nez, la largeur et hauteur du front, la position de la bouche etc. Ces données codées prennent moins de place qu’une image digitalisée. Notre cerveau ne fonctionne pas sur le mode d’un ordinateur, il est électrochimique. Une impulsion électrique libère tout un tas de peptides qui à leur tour engendrent des réactions dans les fentes synaptiques entre deux axones qui relient nos neurones.


Cela ne vous rappelle rien ? C’est ainsi que vous figurez dans la puce électronique de votre passeport, sous forme de formule mathématique. Tout ceci est bien étrange n’est-il pas vrai ? Lorsque vous regardez un ciel avec de beaux nuages blancs, il vous semble parfois distinguer des visages humains. C’est dans vos neurones que se fabrique et se construisent ces images.

 Notre cerveau est un organisme complexe. Nous allons encore aller un peu plus loin.
Et si ces rêves n’étaient qu’une part de notre réalité objective ? Un poète n’a-t-il pas dit que l’univers était la pensée de Dieu ? Les poètes ont toujours eu un peu d’avance sur les scientifiques. L’univers a bien une réalité c’est indéniable alors ? Nous n’en percevons qu’une infime partie, ce n’est pas logique.

Ce roman est inspiré d’un rêve……Qui n’était peut-être pas qu’un rêve mais qui était tellement étrange qu’il ne pouvait être qu’un rêve. Si ce n’était pas un rêve, alors le réel serait encore plus fantastique. L’univers qui nous entoure est fantastique à commencer par ses dimensions. Quelle que soit la direction de nos regards avec de puissants télescopes, l’univers nous parait isotrope, c’est-à-dire qu’il s’étend à l’infini, des galaxies succèdent aux galaxies. Nous n’avons aucun moyen de mesurer ses dimensions.

Peut-être que nos souvenirs sont stockés ailleurs, très loin de nous sur une unité de stockage gigantesque et que de temps en temps, nous y accédons. Tout rêve conserve toujours une certaine forme de matérialité dans notre mémoire car certains ont tellement imprégné notre cerveau que celui-ci en a conservé des traces comme s’ils étaient réels. La question qui se pose alors est la suivante : pourquoi garder en mémoire des rêves sans aucune signification ? Ce serait idiot. Le souvenir persistant de nos rêves a donc un sens, il fait partie de notre réalité.

Bien des années plus tard certains d’entre nous se rappellent encore ces rêves sans en comprendre la signification. Pourquoi ces rêves n’ont-ils pas été effacés de notre mémoire ? Il est totalement illogique de conserver les souvenirs qui n’ont aucun sens. Pouvons-nous interpréter nos rêves ? C’est un exercice délicat qui nécessite de la finesse, passer du rêve à la réalité n’est pas sans risques et personne d’autre ne peut interpréter vos rêves à votre place.
Mais qu’est-ce que la réalité ?





Accrochez-vous bien, notre l’histoire va commencer, vous n’en sortirez pas indemnes. Vos certitudes seront ébranlées dans bien des domaines. Vous examinerez vos songes avec plus d’attention pour y déceler ces fameux indices qui vous feront réfléchir. Des indices vous en aurez tout le long de votre vie.
Nous allons vous emmener en voyage.
Nous allons vous raconter un rêve.
Nous allons nous rendre au-delà des Marches de l’Empire c’est-à-dire sur le bord extrême de notre galaxie, dans le monde connu des quatre cents, oui, des quatre cents mondes. Des mondes qui ne sont pas surpeuplés comme le nôtre.
Vous ne savez pas où se trouve ces mondes ? Nous non plus car personne n’a encore cartographié notre galaxie. Notre étoile, le soleil est quelque part sur le bord de notre disque galactique, nous sommes loin du centre, c’est tout ce que nous savons. Nous sommes aux Marches de l’Empire pas très loin des quatre cents Mondes. Plus loin, à deux cent millions d’années lumières c’est une autre galaxie, la nébuleuse d’Andromède. Celle-ci entrera un jour en collision avec la nôtre mais ce ne sera que dans quatre milliards d’années.

Entre les deux, un vide, mais un vide qui n’est pas vide  puisqu'il concentre les quatre-vingt-seize pour-cents de la masse de l’univers. Nous n’en voyons que quatre pour-cent, pas grand-chose en somme. Qu’y-a-t-il dans ce vide qui n’est pas vide ? Il n’y a que des poètes pour se poser ce genre de questions.
Les Marches de l’Empire, sont ce bord mal défini, au-delà, c’est le vide intergalactique mais ce vide qui n’est pas vide va nous faire découvrir de nouvelles possibilités. Nous pensons que les quatre cents mondes sont dans ce secteur, ce sont quatre cents étoiles semblables à notre soleil, très loin du centre de la galaxie où se trouvent pourtant la majorité des étoiles. Nous ne sommes pas au centre de la galaxie, nous ne sommes pas au centre de l’univers, nous sommes sur un bord, nous ne sommes au centre de rien du tout, sauf de cette histoire et cette histoire occupera bientôt tous les esprits de l’Univers connu car tous nous serons concernés.

C’est une bien étrange histoire mais c’est avant tout une histoire d’amour.

Quelquefois vous aurez l’impression que c’est un peu comme chez nous sur cette terre, qu’il y a beaucoup de choses semblables, mais ce n’est qu’une impression car tout est différent. Nous pénétrerons dans un autre univers et vous irez comme notre héros de surprise en surprise.


 La légende de l’Empire

Qu’est-ce que l’Empire ? Nous ne connaissons pas l’histoire de sa naissance. Les origines se perdent dans la nuit des temps, il a une histoire basée sur un grand nombre de légendes et aucun historien n’a jamais pu défaire cet écheveau, les légendes se croisant et se recroisant.
Cette histoire est pourtant plus ancienne que la nôtre mais elle n’est pas encore arrivée jusqu’à nous. Ce n’est pas une question de distance mais de temps. Les distances interstellaires sont trop grandes pour nous par contre, nous pouvons nous déplacer dans le temps, il suffit de savoir comment faire car se déplacer dans le temps c’est se déplacer dans l’espace. Les bâtisseurs eux savent faire cela, ce n’est qu’une question de technologie.

Par contre certaines informations font état d’un délégué qui nous représenterait auprès des mondes, il s’appellerait Henri. Ah, oui personne ne le connaît ici, ce n’est pas un homme politique, ce n’est pas une vedette du show-biz, il n’est jamais passé à la télévision, c’est un rêveur. Comme beaucoup de ses semblables, il rêve de temps en temps. Il a rêvé un jour qu’il était quelqu’un d’autre ou plutôt, qu’on le prenait pour quelqu’un d’autre.

Qu’avait-il à voir avec l’Empire? Il avait son propre monde, sa propre vie, sa maman qui était veuve, sa sœur mal mariée qu’il voyait de temps en temps avec laquelle il avait eu une histoire compliquée. L’Empire, ce n’était pas son monde, enfin c’était ce qu’il croyait mais l’Empire finit par le rattraper. Un individu donna une petite fiche avec ses coordonnées à un autre et ce fût le commencement de l’histoire qui va nous occuper mais cela ne se passa pas exactement comme c’était prévu. Le scénario initial subit quelques changements. Le dernier individu qui avait ses coordonnés n’était pas très malin et de plus il était très peureux. Il fît beaucoup de bêtises…De terribles bêtises....Qui finirent par lui coûter très cher, il en paya le prix le plus fort...

Que dire d’autre au sujet d’Henri ? Qu’il était ingénieur, qu’il aimait les femmes, surtout les femmes avec des rondeurs. Il n’avait pas connu beaucoup de femmes mais celles qu’il avait connues étaient rondes. C’était le type de femme qui lui plaisait et qui lui donnaient beaucoup de désirs et de plaisirs. Il n’aurait jamais pu penser qu’il aurait un jour tellement de femmes et des femmes tellement étranges. Il ne serait pas réellement polygame car ses femmes pourraient de temps en temps avoir de la tendresse avec d’autres hommes, elles ne voulaient pas l’épuiser. Il n’y avait pas assez d’hommes là où il se rendit alors les femmes inventèrent le partage mais tout cela n’avait-il pas déjà commencé sur la Terre?


 Nous allons découvrir une République de femmes.
Les femmes avaient pris le pouvoir.
Un rêve devenu réalité?
Ce n’est qu’un roman, mais dans tout roman il y a des messages cachés. Il y a une autre vision de l’univers qui nous entoure, cet univers, nous allons nous l’approprier. Si les voyages dans l’espace paraissent impossible sur de telles distances, il reste le voyage dans le temps car voyager dans le temps c’est voyager dans l’espace. La lumière qui nous vient du soleil a mis sept minutes avant d’arriver sur votre peau. Les grains de lumière, les photons ont voyagé dans le temps. Sept petites minutes c’est déjà un début.

L’étoile la plus proche de nous, Proxima Centauri est à quatre années lumières de nous, le voyage des photons dure donc quatre ans. Le voyage dans le temps est la seule façon pour nous pauvres humains d’abolir les distances.
Nous nous rendrons à Capella, à quarante-six années-lumière de notre soleil, cela ne sera qu’un voyage dans le temps qui ne durera pas plus d’une fraction de seconde.
Un soir vous vous endormez dans votre lit, mais le dormeur doit toujours se réveiller à un moment ou à un autre……Il y a toujours un moment où le dormeur se réveille, c’est là que le problème commence au moment où le dormeur ouvre ses yeux, entre le moment où il s’était endormi et le réveil, il s’était passé quelque chose, c’est le début de notre histoire. Que peut-il bien se passer pendant que nous dormons ? Notre conscience vagabonde et nous entraîne parfois dans des endroits étranges.

Pendant la fraction de seconde qui précède l’éveil, il peut se passer beaucoup de choses. Les molécules de notre corps sont en agitation perpétuelle, au niveau atomique les électrons tournent autour de leurs protons et c’est là dans cette agitation que se passent parfois des choses inexplicables.
Présentons d’abord le héros de cette histoire. Il ne se sentait pas l’âme d’un héros, il ne rêvait que d’une vie tranquille avec peut-être un jour une femme et des enfants, il n’aspirait qu’à cela mais il n’avait pas encore trouvé la perle rare qu’il cherchait.
Sa vie actuelle était déjà un peu étrange.
Ses rapports avec les femmes n’étaient pas simples car il ne connaissait que les femmes de sa famille, sa sœur Suzanne et sa maman Sophie.
Il nous faut commencer par le début.
Un jour ordinaire où il se passa des choses pas ordinaires?


L’histoire d’un certain Henri


Une petite ville de province comme il y en a beaucoup,une autoroute passe désormais à proximité, très rares sont ceux qui s'arrêtent dans cette ville ou les commerces commencent à se faire rares.Beaucoup ont périclité puis fermé, Il en reste encore quelques uns les derniers irréductibles mais rares sont les clients qui poussent la porte de leurs magasins. Il y a une petite maison à côté de l’ancienne gare de triage, notre maison familiale, la maison de mon enfance. La voie de chemin de fer a disparu, remplacée par une autoroute qui est un peu en contre-bas ce qui atténue un peu le bruit de la circulation. Une passerelle enjambe l'autoroute pour aller à pieds au centre ville.


Je rentre chez-moi après mon travail, mon nom est Henri, j’ai vingt-huit ans, je suis ingénieur je travail dans une entreprise d'électronique toute proche et je suis encore célibataire. Il y avait beaucoup de femmes dans mon entreprise mais la plupart étaient mariées et mères de familles, Certaines pourtant me regardaient avec un sourire coquin, Je m'arrêtais parfois pour échanger quelques mots.

Celles qui avaient des poitrines généreuses défaisaient parfois un bouton de leur corsage, je m'esquivais rapidement pour ne pas les déranger dans leur travail mais j'avoue que j'aimais bien regarder leurs formes et j'avais l'impression qu'elles le sentaient. Certaines m'avaient déjà fait des avances mais je ne voulais pas créer de problèmes ni dans notre travail ni dans leur vie privée. Il y avait quelques jeunes mais qui me paraissaient trop jeunes pour moi.
Certaines me regardaient pourtant et chuchotaient parfois sur mon passage, je percevais quelque fois des bribes de réflexions comme :
_ As-tu vu les beaux yeux qu'il a ?

Elles semblaient s'intéresser à moi mais je ne savais pas comment engager une conversation avec elles pourtant je me disais qu'il me fallait m'occuper un peu plus de ma vie privée car je ressentais certains besoins surtout depuis le départ de ma sœur Suzanne.






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Une famille




Introduction



Pourquoi écrire un roman ? Nous pourrions dire de façon banale pour raconter une histoire et distraire le lecteur ? Mais encore ? Pour étudier et analyser les travers de notre société. Pour émettre des opinions tant que cela nous reste permis car la liberté d’expression est grignotée jour après jour et la censure nous guette. Alors, dépêchons-nous de raconter cette histoire.



Dans cette histoire romancée nous allons parler de certains secrets de famille dans les milieux de la bourgeoisie de province. Nous allons nous promener en Alsace, notre région d’origine pour nous rendre parfois au Canada et plus particulièrement au Québec, Un pays que nous connaissons pour l’avoir visité maintes fois.



Ceux qui connaissent un peu l’Alsace du sud à partir de Colmar trouveront peut-être certaines ressemblances avec des familles qui ont existé ou qui existent encore, mais cette ressemblance ne serait que fortuite bien sûr. Toute cette histoire n’est que romancée.



Si certaines situations sont inspirées du réel, comme la disparition de certaines industries autrefois bien prospères tous les personnages sont fictifs.



Comment tout cela a-t-il commencé ? L’idée initiale a germé dans le salon de aéro-club local que fréquentait le narrateur lorsque qu’une jeune femme lui a raconté l’histoire de sa famille, ce fût hallucinant. Notre conversation se déroula pendant une bonne heure. La particularité de ce récit est que le narrateur est doté d’une excellente mémoire, ce qui lui a permis de faire de bonnes études et d’enregistrer tous les propos de cette jeune femme qui avait visiblement envie de se confier.



Le narrateur laissa la jeune femme parler, de temps en temps une petite question pour plus de précisions. Le récit avait une certaine cohérence et les réponses obtenues à nos questions étaient plausibles. Le tout sans la moindre note. C’est à la suite de cette histoire qu’est venue l’idée au narrateur d’écrire ce roman.



Mais il n’avait qu’une seule source, pour en obtenir d’autres, ce fut très compliqué, les gens ne voulant pas parler, le sujet étant brûlant, il appartient au lecteur de juger. Le temps a passé, des protagonistes ont aujourd’hui disparus mais il reste les souvenirs.

Pendant notre recherche documentaire, il y eu beaucoup d’allusions contradictoires mais rien de probant. D’autres secrets de famille furent évoqués mais certains étaient tellement scandaleux qu’il était impossible de les évoquer. Nous resterons donc dans le cadre du roman car notre histoire est une compilation de plusieurs histoires parallèles de familles différentes.



Il y avait bien quelques articles de presse dans les archives des journaux, quelques allusions, suite à la déconfiture de certaines entreprises autrefois prospères mais rien de décisif. Ceci n’est pas la biographie d’une famille mais un simple roman inspiré par plusieurs histoires peut être vécues. Les noms ont bien sûr été changés ainsi que certains lieux.



Les personnages se croisent et se recroisent dans un univers feutré, il ne faut pas faire de bruit, surtout pas de vagues. Certaines choses doivent demeurées cachées à tout jamais et surtout tout ce qui touche au sexe. Dans ces grosses bâtisses que l’on qualifie parfois de maisons bourgeoises, se passent parfois d’étranges choses dont les protagonistes ne veulent pas parler.

L’industrie du textile a eu dans cette région un développement fulgurant, les requins de la finance vinrent par l’odeur de l’argent alléchés exercer leur métier de prédateurs et d’usuriers. Ce fût une catastrophe pour beaucoup de gens.



Il reste encore une richesse dans cette région : la vigne et le vin. Les habitants les plus riches sont les viticulteurs et les restaurateurs car c’est devenu une région très touristique. L’industrie qui procurait d’innombrables emplois peu qualifiés mais très utiles à la région a pratiquement disparu. C’est justement ce dont un pays a besoin pour prospérer, des emplois peu qualifiés pour donner du pouvoir d’achat aux plus modestes mais il semblerait que cette notion si simple ne soit plus accessible à nos hommes politiques pour la plupart totalement corrompus.



La plus grande bêtise a été de laisser partir ces emplois à l’étranger. Les barrières douanières ont justement été conçues pour protéger ces industries-là. Les banquiers usuriers et financiers ne parlaient que de libre circulation des capitaux, une hérésie.

Les économistes qui nient l’utilité des barrières douanières sont au mieux des idiots au pire des corrompus par les banques privées et la finance internationale. Les seuls gagnants du libéralisme et de la disparition des frontières. La libre circulation des gens oui mais pas la libre circulation des capitaux et des marchandises.



Beaucoup d’alsaciens furent contrains de franchir les frontières, pour la Suisse ou pour l’Allemagne et de devenir des travailleurs frontaliers. Ce fût un grand bouleversement dans la vie de ces gens, des temps de transports très long, de nouvelles habitudes linguistiques et une certaine insécurité au sujet de leurs emplois.

Des gens qui ne parlaient que le dialecte furent obligés de parler l’allemand, une langue qui n’était pas la leur ce qui finit par se transformer en une certaine germanisation des esprits.
Cette mutation industrielle sera la toile de fond de notre histoire. Dans ces mutations il y a des fortunes qui se perdent et d’autres qui se créent car les prédateurs arrivent à la curée.

Notre histoire va commencer, accrochez-vous, les situations évoquées vous paraîtront bien étranges mais c’est l’amour et la tendresse entre les hommes et les femmes qui sera le fil conducteur. Nous considérons toujours que le sexe et la tendresse sont le ciment de l’amour et sans ce ciment l’amour s’effrite jusqu’à la rupture.

Notre histoire se terminera un peu comme un roman policier avec de multiples surprises.
Il s’agit ici nous vous le rappelons, d’une compilation de différentes histoires qui se mélangent, c’est le secret de cette histoire. Des histoires différentes mais bien réelles qui se superposent sans parfois avoir de réels liens entre-elles sauf les « Secrets de Familles ».




Il s’agit ici nous vous le rappelons, d’une compilation de différentes histoires qui se mélangent, c’est le secret de cette histoire. Des histoires différentes mais bien réelles qui se superposent sans parfois avoir de réels liens entre-elles sauf les « Secrets de Familles ».
Les trois frontières qui caractérisent cette région font de l’Alsace un endroit privilégié pour ce roman. Bien des choses se passent à l’abri de ces belles demeures mais chut, personne ne doit le savoir, ce serait la honte pour ces familles toutes croyantes et allant à la messe le dimanche.
Beaucoup de faits évoqués dans ce roman sont authentiques mais transposés en d’autre lieux et périodes.

Une histoire bien sûr incroyable.

Mais ce n’est qu’un roman.


Des secrets de famille

Canada, province du Québec, près de Montréal.
Avec un nom de famille pareil, dans un pays étranger comme le Canada, on passe facilement pour un Allemand et je devais répéter sans arrêt que je n’étais pas Allemand mais Français et Alsacien. Très peu de Canadiens savent où se situe cette région et encore moins en connaissent sa particularité, sa position frontalière avec l’Allemagne et la Suisse.

C’est une position bien particulière qui influença profondément les habitants de cette région, ils sont pratiquement tous bilingues, soit pour des raisons professionnelles ou simplement pour pouvoir parler à des voisins venant faire du tourisme pour qui la langue française était bien difficile.
Mon nom est Henri, je suis le cadet de la famille, j’ai trois autre frères Georges, Armand et Robert.
Georges est Marié avec Adèle et ils ont une fille Alice quatorze ans.

Armand est marié avec Suzanne et ils ont deux filles, Monique et Julie, quatorze et treize ans.
Robert est marié avec Odile et ils ont un fils Émile qui a quinze ans. Celui-ci, nous le verrons, m’avait pris en amitié et il me témoignait une grande admiration alors qu’il éprouvait un certain mépris pour ses autres oncles.

Mes trois frères étaient mariés, j’étais le seul encore célibataire.
Le premier problème qui se posait était pourquoi mes frères s’étaient-ils mariés ? Simplement de par la volonté de mon père, pour que notre famille garde une certaine honorabilité. Nous y reviendrons un peu plus longuement car je fus très surpris, ce que je connaissais de leur sexualité me disait qu’ils ne s’intéressaient pas aux femmes et cela eut des conséquences importantes plus tard.

J’ai passé mon Bac à quinze ans et mes parents m’ont envoyé faire des études au Canada, ils n’avaient qu’une confiance limitée dans la qualité des universitaires français.
Je dois dire qu’ils n’avaient pas tout à fait tort. Alors que nos universités avaient rayonné dans le monde pendant des décennies une petite oligarchie issue d’une fraction des loges maçonniques avait mis la main sur notre enseignement. Des gens sans qualification eurent accès à certains postes de professeur grâce au trafic d’influence et au communautarisme.

C’était quelque chose qui en d’autres temps aurait été impensable à cause des syndicats d’enseignants mais hélas ces mêmes syndicats furent achetés, la corruption est une plaie dans un pays qui se prétend démocratique, elle était devenue une institution ainsi que le mensonge en politique. Ils se faisaient élire sur une politique et appliquaient une politique à l’opposé de leurs promesses électorales. Nos institutions n’avaient pas prévu ce cas, il n’était plus possible de se débarrasser des menteurs avant les prochaines élections ce qui leur donnait largement le temps de piller le pays au profit des banques et des usuriers.

Le monde avait changé surtout en France mais pas dans le bon sens. La poussée des internationalistes fît de la France une colonie des USA, Londres et Berlin torpillant l’Europe des États. La prise de pouvoir par le mensonge des francs-maçons acheva la destruction de l’état.
La religion Catholique qui avait été un rempart jusque-là, fût parasitée de l’intérieur. L’Alsace était une région qui restait encore sous le concordat et la fausse laïcité n’avait pas eu trop de prise. Ce fut le Vatican au travers de sa banque où éclatèrent de nombreux scandales qui fût l’allié objectif de la franc-maçonnerie qu’elle avait pourtant tellement combattue.

Voilà pour planter le décor à l’époque où je vivais.
Je n’étais pas mécontent d’aller voir d’autres horizons. Découvrir de nouveaux territoires immenses, pas encore surpeuplés.

Il y avait également une autre raison pour mon éloignement, un secret de famille assez lourd mais je ne me sentais pas responsable même si j’y avais joué un rôle.
L’origine d’un secret de famille se situe au moment de mon adolescence et ce genre de secret devait être caché à jamais, ce serait la honte de la famille s’il était un jour divulgué. Moi, après réflexion, je n’y trouvais rien de scandaleux. Ce sont les circonstances qui avaient déclenché cela et avec le temps qui passait je trouvais cela de plus en plus normal et ne me sentais coupable en rien. Je n’avais fait qu’apporter une solution à un problème, c’était ce que je faisais le mieux, je me destinais à une carrière de chercheur scientifique.